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Iron Man de Jon Favreau  posté le mercredi 16 avril 2008 13:11

Blog de winslowleach : In the mouth of geekness, Iron Man de Jon Favreau

Iron Man

Sortie en salles le 30 avril 2008

Durée: 2h05

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Et hop! Encore un! Depuis 1999 et le succès inattendu de Blade, la firme Marvel a bien rattrapé son retard sur son concurrent direct DC au niveau des adaptations cinématographiques de leur catalogue papier, à raison de deux films par an minimum.

Cette année, ce sera donc au tour d'Iron Man et du retour/remake de l'Incroyable Hulk par notre Louis Leterrier national, de sortir de leurs cases pour faire chauffer les projecteurs du monde entier.

En attendant le géant vert, intéressons nous à l'homme de fer qui se trouve être en avance sur la période estivale.

Si le personnage s'avère moins populaire qu'un Spider-Man, Iron Man reste néanmoins un des héros majeurs crée par la Maison des Idées, qui annonçait à juste titre le projet depuis maintenant dix ans.

Après nombre d'annonces et de rumeurs concernant le réalisateur et l'acteur principal, dont la forte insistance de Tom Cruise, le bébé est finalement confié à l'acteur/réalisateur Jon Favreau.

A son actif, la sympathique comédie Made (2001) avec Vince Vaughn à ses débuts dans le genre comique, le trop gentillet Elfe (2003), et le mesestimé Zathura (2005), qui sous ses airs de sous-Jumanji renfermait un film pour enfants de qualité et surtout la preuve que le jeune réalisateur savait utiliser les effets spéciaux à bon escient.

Mais la vraie surprise vient du casting cinq étoiles que dégote Favreau. Robert Downey Jr., Terrence Howard, Gwyneth Paltrow, Jeff Bridges... Des acteurs compétents qui collent à l'image des personnages, et un bon goût qui ferait pleurer de honte Mark Steven Johnson et son Nicolas Cage moumoutorisé, ou Tim Story et sa wasp latino de Jessica Alba.

Reste maintenant à voir si cet a priori positif se confirme ou si l'on tient une nouvelle déception.

 

 

Tony Stark, milliardaire, génie, et principal fournisseur d'armements du gouvernement américain, est à la tête d'un empire industriel.

Alors qu'il présente sa nouvelle création pour l'armée US en Afghanistan, une attaque ennemie le blesse grièvement au cœur et il est fait prisonnier. Ses bourreaux lui ordonnent de leur créer une arme de destruction massive, et feignant d'accepter, Stark construit sans éveiller leurs soupçons une armure hi-tech dont il se sert pour s'enfuir.

De retour au pays, il prend conscience des horreurs dont il est responsable et décide de fermer la filière armement de son entreprise, tout en améliorant son armure afin d'aller détruire les missiles tombés entre de mauvaises mains.

Mais son bras droit, Obadiah Stane, ne compte pas tirer aussi vite un trait sur les profits de la guerre.


Les héros sans capes et costumes moulants, et qui n'ont cure du grand amour, ça existe.

Tony Stark a tout de l'anti-héros, il est cynique, riche, alcoolique mondain, égoïste, coureurs de jupons, et se fait encore plus d'argent entre deux galas bien arrosés en inventant et en vendant des armes qui feraient baver les membres de la NRA.

Premier choc, Robert Downey Jr. est Tony Stark aussi bien que Tony Stark est Robert Downey Jr. A croire que le rôle a été crée pour lui, tant il habite le personnage.

Impossible de ne pas être séduit par sa cool attitude et son charisme, qui permettent aussi bien aux fans du comic-book qu'aux néophytes de rentrer aisément dans le bain.

Deuxième choc, bien que le scénario soit sans surprise et prenne son temps pour conter les origines du héros, on ne s'ennuie pas une seconde devant les frasques et déboires de l'ami Tony en attendant les passages d'action.

On a l'impression de se tenir devant un Lord of War fun et fantastique, avec complots économiques, expériences foirées et hilarantes, et guerre de pouvoir.

Favreau choisit donc de ne pas faire de son film un simple actionner reposant uniquement sur ses effets spéciaux, et laisse ses protagonistes s'encrer dans une certaine réalité.

Ainsi, on échappe la plupart du temps aux clichés habituels, malgré le message manichéen mais pourtant vrai "la guerre c'est de la merde". Tony Stark a beau découvrir qu'il a un cœur après avoir failli le perdre, il ne se considère pas pour autant comme un héros.

Il continue à agir pour son propre profit, échangeant le patriotisme contre un rachat de conduite, et ne se soucie guère du pétrin dans lequel il met ses amis et collaborateurs, voire même son pays.

D'ailleurs tout le monde semble le prendre également comme une folie passagère, que ce soit les médias qui le jugent comme dépressif, ou les actionnaires qui tentent de le virer de son poste.

Même Pepper (Gwyneth Paltrow), sa femme à tout faire, ne se laisse pas attendrir par les avances du nouveau Tony, craignant trop d'être une conquête d'un soir et risquer son job. La romance gnan-gnan en prend dans les dents.

De l'autre, nous avons Jeff Bridges qui délaisse sa panoplie d'hippie un instant pour devenir le nemesis de Stark, sous les traîts d'Obadiah Stane. Cet associé de longue date a travailler dur pour arriver au sommet et ne compte pas voir le fils à papa l'en faire descendre. Il a déjà tout du super vilain avant d'en devenir officiellement un, et pourtant on ne peut le décrire ainsi, il s'agit simplement d'un homme qui poursuit son métier en se lançant dans une course à l'armement.

Et si l'on ajoute Jim Rhodes (Terrence Howard), tiraillé entre sa fidélité à Stark et son engagement dans l'armée, on peut se dire qu'au final Iron Man est un film sur des hommes dévoués à leur métier, qu'il soit bon ou mauvais, et que la prise de conscience d'un des chaînons vient en briser l'harmonie.

En gros, on est loin d'un attardé qui saute par-dessus des hélicoptères avec sa moto, qui aime les singes qui font du kung-fu, et qui se bat contre des émos venus de l'Enfer.

 

 

Loin de céder aux tentations du tout numérique, Jon Favreau mélange les types d'effets spéciaux. Fort de son expérience sur Zathura, il décide de retravailler avec le multi-oscarisé Stan Winston et son équipe pour concevoir les différentes armures du film, qui ont été dessinés par l'illustrateur Adi Granov.

Ces effets réels sont associés aux superbes effets visuels d'ILM, voire même fusionnés, permettant ainsi la vraisemblance de l'ensemble. Quasi-invisible et au service de l'intrigue, voilà une utilisation intelligente de la technologie.

Iron Man n'est cependant pas exempt de défauts. Bien que les séquences d'action soient bien fichus, on regrette leur faible nombre.

Le climax du film a tout pour être monstrueux avec ce combat d'armures en pleine ville, faisant penser au final dantesque de Robocop 2 (1990), mais malheureusement déçoit par sa durée. La frustration est là, car on aime ce qu'on voit, et on en veut toujours plus. Dommage.

Autre souci, le manque de folie dans la réalisation de Jon Favreau. Il n'avait certes jamais brillé auparavant de ce côté là, mais on pouvait espérer un peu plus de personnalité de sa part pour un projet comme celui-ci.

Cela dit, ça reste correctement filmé, et le traiter de tâcheron serait abusé. De plus, on y trouve un point positif, à savoir que l'on comprend pour une fois ce qui se passe à l'écran dans un actionner.

Rien que pour le fait de livrer une adaptation réussie d'un comic-book, en sachant les difficultés que ça implique, on peut lui dire un grand merci.

 

 

Iron Man ne déçoit pas et risque d'emporter l'adhésion des fans et du grand public de par son capital fun et la qualité de son interprétation.

Porté par un Robert Downey Jr. en forme olympique, le film transpire de l'amour que porte son réalisateur à l'univers de ce chevalier des temps modernes, et même s'il ne tient pas tous les atouts pour atteindre le statut de chef d'œuvre, il se classe facilement dans les meilleures adaptations Marvel.

Vivement une suite, tiens!

 

 





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Tous les commentaires liés à l'article : Iron Man de Jon Favreau

  • Weta a posté :mardi 29 avril 2008 18:30

    Il y a aussi The Orphanage (The Host, Grindhouse, Superman Returns) qui a grandement travaillé sur les effets visuels.
  • Arnofix a posté :jeudi 17 avril 2008 00:54

    Cette critique me donne encore plus envie de mater le film ??? Par contre, je fais mon master of Capelot mais on ne dit pas "encrer" mais "ancrer", à moins que ce ne soit une subtile private joke, s'agissant d'une adaptation comic book.

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