Accueil Date de création : 30/11/07 / Dernière mise à jour : 17/06/08 21:06 / 28 articles publiés
 

Ben X de Nic Balthazar  posté le mercredi 19 mars 2008 14:20

Blog de winslowleach : In the mouth of geekness, Ben X de Nic Balthazar

Ben X

Sortie le 19 mars 2008

Durée: 1h33

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"La critique est facile, l'art l'est moins", voici une phrase que Nic Balthazar a dù ressasser avant de se lancer dans l'adaptation de son roman Niets was alles wat hij zei (qui se traduit par "Il ne disait rien du tout") pour le grand écran.

Après huit ans de bons et loyaux services pour la télévision belge, ce populaire critique de cinéma et de théâtre assouvit sa passion d'une toute autre manière en passant derrière la caméra, comme nombreux le firent avant lui avec plus ou moins de réussite.

Profondément touché par un fait divers sur le suicide d'un adolescent autiste, Balthazar s'en inspire pour son roman qu'il ira jusqu'à adapter au théâtre et en court-métrage.

Dernier média à franchir pour cette émouvante histoire, le cinéma, dans un film qui s'est déjà vu attribuer le grand prix des Amériques, le prix du public et le prix oecuménale lors du dernier festival du film international de Montréal et a remporté le plus gros succès pour un film flamand en Belgique.

 

 

Ben, 17 ans, mène une double vie. Aimé et respecté sous les traits du puissant guerrier BenX dans le jeu en ligne Archlord, où il passe une grande partie de son temps libre, mais rejeté et martyrisé par ses camarades de classe dans la vie réelle, car atteint d'une forme d'autisme qui l'empêche de s'intégrer.

Son incapacité à se défendre face aux agressions du quotidien va peu à peu l'amener au point de non-retour.

 

Le sujet de l'exclusion dû à des troubles mentaux n'est pas nouveau, on pense notamment à des films comme Rain Man (1988), Equus (1977), Snow Cake (2006), Gilbert Grape (1993),  plus récemment Elle s'appelle Sabine (2008), voire au Cobaye (1991) et à Thomas est amoureux (2001) en ce qui concerne l'échappatoire via le cyber-espace.

Cependant, il s'agit d'un thème extrêmement délicat à aborder, qui peut à la fois s'avérer poignant mais aussi très vite tomber dans le ridicule si pris par dessus la jambe.

Autisme, jeux vidéo, adolescence, suicide, autant d'éléments qui tombent bien souvent dans le cliché et font le bonheur des reportages putassiers des grandes chaînes tv voulant effrayer la ménagère de plus de 50 ans.

Heureusement pour nous, le réalisateur prend le sujet à cœur et ça se (res)sent. Il évite ainsi de nous balancer une leçon de morale lourde de premier degré à la figure en faisant retentir les violons lacrymales, et opte pour un angle d'attaque nettement plus judicieux.

Ben souffre du syndrome d'Asperger, ce qui fait de lui un être en pleine possession de ses capacités intellectuelles mais totalement refermé sur lui-même. Conscient de sa condition, il tente malgré tout de faire des efforts pour être "normal" aux yeux des autres, même si chaque sortie de sa chambre s'avère être un combat de tous les instants pour lui.

Personnage effacé, il subit les conséquences de la réalité tout au long du film, et n'agit que dans le monde virtuel où son esprit peut se détacher de son embarrassante enveloppe charnelle.

Contre toute attente, Balthazar fait de Ben le protagoniste principal de l'histoire, et arrive même à permettre l'identification du spectateur, via des procédés classiques mais terriblement efficaces.

Ainsi, la mise en scène nous transporte dans la peau et surtout l'esprit du héros, en s'énervant, en s'attachant à chaque détail anatomique des interlocuteurs qui le mettent dans l'angoisse, en amplifiant les bruitages des sons qui agressent sa bulle. On se sent menacés à tout moment, et tout comme lui nous subissons les railleries et les humiliations, mais ne pouvons agir car nous ne sommes que spectateur.

Autre réussite, le monde virtuel où Ben se réfugie et retrouve son amie Scarlite, jeune fille qu'il n'a jamais rencontré mais à qui il n'hésite pas à se confier.

Pour une fois, la retranscription d'un jeu vidéo est crédible dans un film, et n'est pas constitué d'images stéréotypés fait à la va vite par des personnes qui semblent ne jamais avoir vu un jeu de leur vie. Les programmeurs de chez Codemasters, créateurs du jeu Archlord, ont participé activement à la réalisation de ces séquences qui jouent un rôle important au sein du film.

Outre les passages concrets où Ben joue sur son ordinateur, on assiste à l'intrusion de ce monde factice dans la réalité en tant qu'écho de l'inconscient du héros, illustrant sa perception et sa volonté d'agir.

Etrangement, ce monde d'heroic-fantasy où la violence règne nous apparaît à nous aussi comme un lieu reposant comparé aux épreuves qu'endure le héros dans la vraie vie.

Là aussi cette violence, dont il est la victime ou l'auteur, est intelligemment abordée. Elle n'est pas souvent physique, mais morale. De simples brimades à la mise à nu au sens propre et figuré devant toute sa classe, engendrant un harcèlement avec la diffusion de la vidéo, en passant par la destruction des seuls éléments qui le maintiennent stables, à savoir la musique, son camescope, et ses habitudes, le film enchaîne les scènes éprouvantes de par leur réalisme.

Sans compter qu'elle nous ait infligé continuellement par la voix-off de Ben, qui nous fait part de sa rage interne qui ne cesse de s'élever et de son échec perpétuel à changer les choses.

 

 

Greg Timmermans, dont c'est le premier rôle, porte le film sur ses épaules grâce une interprétation magnifique de justesse. Il ne serait d'ailleurs pas étonnant de le voir devenir un acteur reconnu d'ici quelques années.

Le reste du casting est également bluffant, notamment dans les interludes qui, sous forme de témoignages, voient la famille et les connaissances de Ben donner leurs impressions sur ce que l'on imagine être un final des plus sombres.

Toutefois, le film a beau ne pas être un sérieux concurrent à la comédie de l'année, on ne peut le résumer à du misérabilisme pour ados. L'introduction de Scarlite (Laura Verlinden) dans la vie réelle de Ben amène un souffle de sensibilité et d'espoir, qui stoppe la montée en puissance de sa dépression.

Le scénario prend alors une tournure que l'on n'imaginait pas et qui se trouve être la bienvenue. En plus de laisser le spectateur dans le doute sans jamais perdre son attention, Balthazar nous surprend avec un final à la fois malin et bourré d'émotions, tout en faisant passer son message clairement et sans discours moralisateurs.

Comme quoi les outils du pathétique ne dépendent que de l'utilisation qu'on en fait.

Essai transformé pour Nic Balthazar qui démontre son réel amour du Cinéma, à travers une œuvre qui pose les bonnes questions et les traitent admirablement bien.

Un grand petit film qui tient ses promesses et va même plus loin, en proposant une histoire profonde, poignante et divertissante servie par de brillants acteurs et une mise en scène bien pensée.

Bref, Nic a la classe. Reste à savoir s'il pourra passer le cap ou s'il faut s'attendre à son propre remake américain.

 

 

lien permanent

Black Sheep de Jonathan King  posté le jeudi 13 mars 2008 19:56

Blog de winslowleach : In the mouth of geekness, Black Sheep de Jonathan King

Black Sheep

Sortie le 19 mars 2008

Durée: 1h27

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Plus d'un an après avoir fait sensation au festival Fantastic'Arts de Gérardmer en 2007, l'hilarant Black Sheep arrive enfin sur les grands écrans de France et de Navarre.

Remercions à l'occasion nos amis distributeurs qui n'ont pas laissé partir la bête directement sur une galette dvd.

Partant du principe qu'en Nouvelle-Zélande, on compte 40 millions de moutons pour 4 millions d'individus, Jonathan King décide pour son premier film de faire de cet animal ô combien stupide et inoffensif, le plus terrible des prédateurs.

Une idée qui renvoie clairement à tout un pan du cinéma bis des années 80, et dont le film se veut un vibrant hommage mêlant gore et comédie absurde.

Et qui dit Nouvelle-Zélande + gore + comédie dit forcément Peter Jackson.Nul doute n'est permis quant à la parenté d'œuvres cultes comme Bad Taste (1987) et Braindead (1992) avec le délire laineux de King. D'autant plus que la société Weta Workshop crée par Jackson s'occupe des effets spéciaux  du film.

Il est fort probable que le climat trop paisible du pays essentiellement voué à l'élevage, est conditionné l'esprit de ses jeunes réalisateurs pour le politiquement incorrect. Toujours est-il que cela n'explique pas le talent dont ils font preuve pour le transposer à l'écran.

Qu'importe, le résultat est là, et c'est une chance pour les amoureux de cinéma de genre décomplexé que de se voir offrir un spectacle à la fois humble et généreux. Bêêêêêê!

 

 

Les frères Oldfield, fils d'éleveurs de moutons, ont toujours eu des rapports conflictuels. Henry, devenu ovinophobe depuis que son grand frère Angus ait tué son mouton, revient après quinze ans d'exil dans la ferme familiale afin de vendre ses parts à Angus. Ce dernier a pris les commandes de l'élevage et travaille sur des expérimentations génétiques visant un plus grand rendement de laine. Des activistes écologiques entendent parler de ces pratiques crapuleuses, et décident de libérer un des cobayes, qui se met rapidement à contaminer les autres moutons et...les humains.

 

Un pitch crétin dans le bon sens du terme, tant il promet énormément par son concept délirant, et pour une fois le contrat est dûment rempli. Tout repose sur le traitement sérieux de la chose.En quelque sorte le fond part dans tous les sens, mais la forme reste classique, créant un décalage qui renforce l'aspect comique des situations.

Ainsi les personnages répondent tous à des fonctions bien réelles au sein du scénario, mais sont dotés de caractères un brin excentrique.

Henry (Nathan Meister) en tant que personnage principal/héros est le plus fade du groupe, bien que souffrant d'un traumatisme sérieux ( il a vu son frère se balader avec le corps de son mouton favori, dégoulinant de sang et de tripailles, sur le dos) aux conséquences ridicules (la phobie des moutons).

Il se voit aider dans sa fuite du cheptel devenu carnivore, d'une écologiste nommée Experience (Danielle Mason), hippie qui bouffe à tous les rateliers mystiques, passant aussi bien de l'indouhisme qu'au feng shui, et d'un employé homme à tout faire, et qui étrangement sait vraiment tout faire, se transformant en véritable héros d'action aux punchlines bien senties au fur et à mesure du métrage.

Face à eux, des scientifiques sadiques tout droit sortis du château Frankenstein, et Angus Oldfield, grand méchant mégalomane, vénale, et...zoophile!

Mais les véritables stars du film se sont évidemment les fameux moutons mutants.

Ils ne sont vraiment pas contents nos amis à quatre pattes, et ça se voit. Entre deux arrachages de membres avec effusion d'hémoglobine exagérée, ils conduisent des camionnettes, foutent le dawa dans des réceptions mondaines, et fument une clope après l'amour.

Conscient que le film avait toutes les chances de se transformer en grosse farce bien Z si ses monstres faisaient faux, Jonathan King opte pour des effets spéciaux traditionnels. Et quelle réussite, les amis!

Les petits gars de Weta ont fait un boulot incroyable pour rendre crédible les attaques des laineux enragés. Un rafraichissant vent des meilleures productions 80's nous arrive au visage en voyant ces marionnettes et animatroniques en mouvement.

Sans compter le sang à foison qui lui non plus n'est pas en CGI, comme c'est souvent le cas à l'heure actuelle, surtout dans les productions à petit budget comme Black Sheep.

Mis à part une séquence de charge depuis une colline, rappelant celles de Mulan (1998) ou des Rohirrim dans Les Deux Tours (2002), faîte en image de synthèse, mais là encore de très bonne facture, le film joue la carte de l'artisanat.

On pense fortement au travail de Rick Baker, et plus spécialement lors de la métamorphose du mouton-garou (ceci n'est pas un spoiler, je vous rassure) faisant référence à celles du Loup-Garou de Londres (1981) et Hurlements (1981).

Bénéficiant d'un rythme effréné, les phases de flippe et les gags s'enchaînent pour notre plus grand plaisir. Réalisé sans aucune prétention, à part celle de nous faire passer un bon moment, Black Sheep mérite que l'on y jette un oeil pour constater que les divertissements honnêtes existent encore.

 


Ce nouveau produit made in New Zealand est certifié 50% Coton, 50% gore et 100% fun. Quitte à faire vos moutons de Panurge, allez tous voir Black Sheep.

Un film qui n'atteindra sûrement pas le statut culte de ses références jacksoniennes, mais qui vous fera sortir de la salle avec le sourire.

Pas de nouvelles concernant une future production du réalisateur Jonathan King, mais on lui souhaite la même carrière que son maître à penser.

 

lien permanent

10,000 de Roland Emmerich  posté le mardi 11 mars 2008 17:32

Blog de winslowleach : In the mouth of geekness, 10,000 de Roland Emmerich

10,000 BC

Sortie le 12 mars 2008

Durée: 1h49

 

 

 

 

 

 

 

 

 

"La vie, c'est comme un film avec Richard Anconina, on ne sait jamais sur quoi on va tomber.", ce dicton plein de sagesse peut également s'appliquer aux films de l'exilé teuton Roland Emmerich. Après quelques films de SF sans grande prétention, le réalisateur arrive à s'infiltrer au début des années 90 dans le système américain avec le succès inattendu de l'actionner Universal Soldiers (1992), puis tape encore plus fort avec son Stargate (1994), film qui divise encore énormément.

A partir de là, l'ami Roland met un pied dans un engrenage des plus douteux. Devenu le nouveau "Mr Blockbuster", il enchaîne les films de grand spectacle en y injectant des doses écœurantes de patriotisme américain, comme s'il devait prouver son intégrité à sa nation d'adoption. D'Independance Day (1996), et sa trinité président/juif/noir sauveurs du drapeau étoilé, à The Patriot (2000), et son vigilante Mel Gibson charcutant de l'anglais durant la guerre d'indépendance (oui,encore), en passant par Godzilla (1998), et le révisionnisme fictif de la création du monstre nippon culte, devenu le résultat des tests nucléaires français au lieu de celui des effets d'Hiroshima, Emmerich annihile le capital fun de ses films par la lourdeur de ses paraboles.

Cependant, son The day after tomorrow (2004) semblait montrer une prise de conscience de la part du réalisateur, qui au détour d'un film certes crétin, portait un regard moins valorisant sur le mode de vie de ses nouveaux compatriotes et du monde entier, et par là même réussissait un spectacle de meilleure tenue que d'habitude.

Aujourd'hui, c'est des douzaines de milliers d'années qu'il remonte pour nous divertir avec de l'épique pour les nuls, 10,000 s'avérant le plus mauvais film du réalisateur déjà pas gâté.

 

 

Comme le titre l'indique, dix mille ans avant la naissance du petit Jésus vivait une tribu de chasseurs de mammouths, dont l'un d'eux, D'Leh (Steven Strait) flambait d'amour pour Evolet (Camilla Belle), orpheline que sa tribu avait recueillit quelques années plus tôt. Malheureusement pour lui, une bande de guerriers étrangers vint piller son village, et capturer la belle. Avec l'aide de ses compagnons chasseurs, il partit à sa recherche, traversant moultes épreuves et régions inconnues, pour finalement découvrir que comme la légende le prédisait, il était l'homme qui sauverait la civilisation.

Premier constat qui s'impose, notre ami Roland est peut-être calé niveau Histoire de l'Amérique, mais il a séché les cours de ceux sur la préhistoire.

La tribu du héros est constituée de rastas caucasiens, épilés sous les bras et maniant très bien l'anglais niveau bac première langue. De quoi faire hurler les anthropologues en herbe donc, mais là n'est pas le problème. Après tout, 10,000 se veut être du grand divertissement qui ne s'embarrasse pas de véracité historique. Et même si les autres tribus du film parlent une langue primitive et sont typés africains, on serait prêt à excuser ce grand foutoir au nom du Sacro-saint Divertissement, et c'est bien là que ça coince.

Après avoir écouter ce cher Omar Sharif, qui délaisse le tiercé pour faire le narrateur, nous placer les personnages et les enjeux d'une légende ancestrale, et assister à une chasse aux mammouths des plus cartoonesques, on voit arriver notre copine l'Ennui, qui s'assoit à nos côtés et place sa tête sur nos épaules.

Et rien ne la fera partir, même pas le pillage du village, élément perturbateur et point important dans des films comme Conan (1982) ou Apocalypto (2006), car ici complètement dénuée de violence et de puissance émotionnelle, sans compter le peu d'attachement que l'on peut porter aux personnages auxquels on ne croit pas un seul instant.

On a beau se dire qu'on va nous épater avec de superbes séquences à effets spéciaux comme d'habitude chez Emmerich, histoire d'avoir quelque chose à se mettre sous la dent, mais là aussi, ça sonne creux. A part les mammouths précités, on est très loin de ce qui se fait de mieux à l'heure actuelle, et le réal le sait bien puisqu'il noie l'une de ces plus grosses séquences, celle des dodos géants carnivores, sous une mise en scène épileptique et illisible.

A l'inverse, les scènes du smilodon sont très calmes, puisque l'affrontement tant attendu n'aura pas lieu, la bête faisant ami-ami avec le héros. Mais puisqu'on vous dit que c'est du divertissement!

 

 

Grève des scénaristes oblige, le vieux cliché du film épique refait surface pour notre plus grand malheur. Découpé comme un jeu vidéo, les héros traversent des mondes à la géographie différente, avec plus ou moins à chaque fois un boss de fin de niveau, pour au final sauver le royaume champignon et la princesse qui a mis trop de mascara.

On assiste impuissants à la quête cousue de fil blanc, qui bien que bénéficiant d'un enjeu dramatique ne s'élève jamais vraiment.

Tout souffle épique est annihilé par une paresse de la mise en scène et un abandon de l'iconisation du héros, sans compter des nemesis qui font pâle figure.

Ces derniers sont en deux catégories, dont la première correspond aux pillards du village, qui ont des "gueules" comme on dit, mais qui sont malheureusement sous-exploités pour faire place aux commanditaires, sortes de tyrans égyptiens tenant en esclavage les autres peuples, et qui ressemblent à un mélange de moines tibétains et de Paul Préboist.

Pour le coup, on regrette les aliens de Stargate.

Comble de tout, cette épopée molle du genou macère dans un romantisme premier degré et des valeurs profondes venues d'un autre âge, ce qui est bien la seule chose cohérente avec le sujet.

 

Roland Emmerich loupe le coche avec cette Guerre du feu bigger than life. Crétin, beauf et chiant, voilà ce qui caractérise les aventures de nos lointains ancêtres. Il n'y a même plus de quoi rire devant le vide abyssal de ce spectacle où personne ne semble s'être investi.

On espère que cette perte de savoir-faire dans l'art du blockbuster, s'explique par la sortie de son prochain film, 2012, prévu pour l'année prochaine, et qui devrait marquer les retrouvailles de notre ami avec les cataclysmes écologiques.

En attendant, fuyez ce remake de Rrrr!!!.

 

lien permanent

Be kind rewind de Michel Gondry  posté le mardi 04 mars 2008 18:12

Blog de winslowleach : In the mouth of geekness, Be kind rewind de Michel Gondry

Be Kind Rewind

2008

1h41

 

 

 

 

 

 

 

 

 

C'est l'histoire d'un jeune versaillais qui fait de la batterie dans un groupe de pop-rock du nom de Oui-Oui, à la fin des années 80. Il en fait également les clips, et l'un de ces clips se voit diffusé sur MTV, et la chanteuse Björk tombe dessus. Elle adore ce qu'elle vient de voir, et contacte immédiatement le jeune homme pour qu'il lui fasse sa nouvelle vidéo. Ils en feront plusieurs au final, et de nombreux artistes voudront eux aussi avoir leur clip réalisé par ce mystérieux français à l'imagination débordante.

Après s'être vu récompensé à de nombreuses reprises pour ses clips et ses publicités, on lui propose de se lancer dans le long-métrage, avec l'aide du scénariste Charlie Kaufman, qui a déjà lancé un autre clippeur reconnu, Spike Jonze, sur la route du succès cinématographique.

Leur film, Human Nature (2001), va cependant être boudé à sa sortie, voire même considéré comme un navet. Qu'importe, ils remettent le couvert avec Eternal Sunshine of the spotless mind (2004), et là c'est le jackpot, avec même un oscar pour meilleur scénario original. Après le documentaire comico-hip-hop Block Party (2005), l'enfant du pays revient en France pour signer tout seul cette fois, La science des rêves (2006), avec la plus grande liberté possible.

Cette histoire peu commune est celle du peu commun Michel Gondry, dont le parcours est aussi bizarre que ses idées.

Son nouveau film Be kind rewind gagne dores et déjà le prix du pitch le plus farfelu de l'année. Lorsque Jerry (Jack Black) dont le cerveau a été malencontreusement magnétisé, efface les bandes de toutes les VHS du magasin de location tenu par son pote Mike (Mos Def), une seule solution s'offre à eux pour satisfaire la clientèle avant le retour du patron Mr. Fletcher (Danny Glover), refaire eux-mêmes les films avec les moyens du bord. Cette idée invraisemblable va alors connaître un immense succès et faire d'eux les stars du quartier.

 

 

Ce qui s'annonçait comme un gros délire référentiel risque de décevoir les fanboys s'attendant à un enchaînement de remakes artisanaux de leurs films cultes. Gondry ne s'attache à cet argument de vente que lors d'une infime partie du film, et si ces détournements réservent tout de même leur lots de fou-rires, ils ne sont que de simples outils servant un message qui est tout autre.

Contrairement à un Tarantino caressant le cinéphile dans le sens du poil, Gondry prend des risques en livrant une oeuvre qui s'adresse à tout le monde, et qui surprendra ses fans par sa simplicité.

Hormis deux faux plans séquence épatants, la mise en scène est très sobre, ce qui est étonnant pour celui qui a bâti sa carrière sur une inventivité technique constante.

Une retenue qui s'explique par la volonté de laisser ses personnages et les spectateurs faire le travail, être les acteurs de leur propre imagination.

Car la véritable histoire de Be kind rewind est celle d'un quartier de la petite ville de Passaic dans le New Jersey, qui ne brille guère que dans l'esprit de Mike et Jerry, persuadés que le légendaire jazzman Fats Waller est né dans l'immeuble qui abrite le vidéo-club "Be kind rewind" que tient leur ami Mr. Fletcher.

Considéré comme délabré par les services administratifs de la ville, l'immeuble se verra raser si des travaux ne sont pas effectués rapidement.

C'est en ça que les délires filmiques des deux comparses vont être utiles, non pas en apportant l'argent nécessaire à ces travaux, mais en rassemblant la communauté dans une Eglise placée sous le signe de la culture populaire, dont les piliers sont l'imagination, le rêve, l'espoir et la tolérance.

Et même si Fats Waller n'a jamais vraiment vécu à Passaic, rien n'empêche de le croire et d'en faire une réalité à travers une pellicule, résultat et symbole d'une conscience collective.

Loin du révisionnisme, c'est de l'humanisme que nous propose Gondry, car contrairement au nihiliste The Mist de Frank Darabont (que je vous conseille fortement, malgré sa distribution désastreuse), Be kind rewind transmet une foi profonde en la capacité de chacun, quelque soit ses origines et sa situation sociale, de changer les choses avec sa créativité.

Comme dans Ratatouille (2007), on peut en tirer que le talent peut naître n'importe où, et que quelque soit le résultat, l'œuvre existe et possède du cœur et une âme.

Porté par un casting de gens à la fois banals, fous et crétins, bref des personnes comme vous et moi, le film touche plus que de raison.

Si l'on peut se sentir floué de prime-abord en ne retrouvant pas les promesses de départ, ou étonné par la limpidité et la linéarité du scénario, on ne peut qu'honorer la dévotion de l'auteur pour son message à la fois personnel et universel.

 

 

En conclusion, Be Kind Rewind est donc un pur film de Gondry, mais pas celui mis habituellement en avant. Délaissant les excentricités de l'image et de la narration, le maître de l'inventivité livre une oeuvre humble, sans tomber dans la facilité.

Une histoire d'amour différente de celle de ses précédents films, le couple fait place cette fois-ci à l'Humanité toute entière.

Un film "swedé" à l'image des créations des deux personnages principaux, à la fois délirant, plein de joie de vivre et porteur d'un message dont on vous laisse tirer les conclusions selon votre imagination.

 



 

lien permanent

Evil Dead 2 de Sam Raimi  posté le lundi 18 février 2008 20:22

Blog de winslowleach : In the mouth of geekness, Evil Dead 2 de Sam Raimi

Evil Dead 2: Dead by Dawn

1987

Durée: 1h25

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la fin des années 70 dans le petit état du Michigan, vivaient Samuel Raimi, Bruce Campbell et Robert Tapert, trois amis désireux de tourner un film d'horreur.

Le genre demande peu de moyens, mais encore faut-il en avoir. Pour cela, Sam, alors tout juste agé de dix-neuf ans, décide de faire un court-métrage en Super 8, intitulé Within the woods (1978), où un groupe d'amis se fait massacrer par un des leurs, possédé par une force démoniaque après avoir profané un cimetierre indien.

Avec cette démo sous le bras, le trio va écumer la région afin de réunir les fonds nécéssaires à la production d'un long-métrage, persuadant notables et parents de la rentabilité du projet.

Péniblement, ils arrivent à récolter 375 000 dollars de budget, et se lancent dans le tournage de Book of the Dead.

Après trois ans d'un tournage laborieux, le film renommé The Evil Dead, sort sur les écrans américains en 1981 et passe inaperçu.

Leur salut viendra d'Irvin Shapiro, distributeur qui présentera la pellicule au Marché du film de Cannes en 1982, et du romancier Stephen King venu présenter Creepshow de George A. Romero, qui leur offre une publicité du tonnerre grâce à sa critique dythirambique.

The Evil Dead remporte alors un gros succès en Europe, rapportant au final presque trente fois son budget, et devenant ainsi l'un des films d'horreur les plus rentables de l'Histoire.

Ce succès commercial n'est rien comparé au statut que le film va se voir très vite attribuer par les fans de ciné de genre. Il exerce encore aujourd'hui une forte influence sur une génération de cinéphiles, mais reste méconnu aux yeux du grand public, ce qui lui confère à l'évidence le titre de "culte" au sens propre du terme.

Maintenant que Raimi a percé dans le monde impitoyable du 7ème art, il décide de changer de registre, et réalise son deuxième long-métrage, Crimewave (1985), écrit en collaboration avec ses amis Ethan et Joel Coen, encore inconnus à l'époque et avec qui il travaillera à de nombreuses reprises.

Le film est une comédie cartoonesque sur un simplet tentant de sauver sa belle des griffes d'exterminateurs de nuisibles de "toutes tailles".

Les producteurs vont malheureusement mettre leur grain de sel sur le plateau, et le contrôle du film va échapper à Raimi.

Même si Crimewave n'est pas tel que l'aurait souhaité son réalisateur, il en resulte une excellente comédie, qui est sans nul doute le plus gros cartoon live jamais fait. Son titre français, Mort sur le grill, est assez ironique puisque le film fait un four monumental à sa sortie.

Face à cette expérience catastrophique, le trio Raimi/Tapert/Campbell ne voit qu'une solution pour relancer la machine: une suite à Evil Dead.

 

 
L'idée d'une séquelle à The Evil Dead remonte à la sortie du dit-film, quand Irvin Shapiro, soucieux de ne pas perdre une poule aux oeufs d'or, propose au jeune réalisateur d'enchaîner directement sur la suite. Ce dernier refuse car il tient à faire Crimewave.

Au même moment, le célèbre producteur Dino De Laurentiis qui travaille avec Stephen King en vue d'adapter nombre de ses romans, propose à Raimi de s'occuper de Thinner (La Peau sur les os), qui ne se montre pas intéressé pour la même raison. 

Thinner sera finalement adapté par Tom Holland en 1996, dans un film sympathique au demeurant.

Face à l'echec de Crimewave, Raimi et sa bande reviennent sur la proposition de Shapiro, et utilisent l'argent récolté sur le premier Evil Dead pour financer la suite. Malheureusement, cela ne suffit pas pour mettre sur pied le script qui veut que le héros se retrouve propulsé au Moyen-Âge.

Stephen King entend parler de leur problème financier, via un des membres de l'équipe. L'écrivain appelle alors son partenaire De Laurentiis, et le prie de financer le film.

De Laurentiis, bon joueur, s'éxécute et livre 3 millions et demi de dollars, sans toutefois s'impliquer directement, puisqu'il fera signer son beau-fils Alex De Benedetti en tant que producteur.

Il produira également le troisième Evil Dead, Army of Darkness (1992), mais cette fois de manière plus ouverte.

Malgré cet apport financier, le budget ne permet toujours pas de faire le film médiéval prévu.

Raimi et Scott Spiegel, qui co-écrit le scénario, revoient leurs espérances à la baisse, et décident de refaire le premier Evil Dead, tel que l'aurait souhaité Raimi.

Dans cette nouvelle histoire, on retrouve Ash (Bruce Campbell) venu passer quelques jours de vacances avec sa fiancée Linda, dans une cabane au fond des bois. Il y a découvert le Livre des Morts (Necronomicon) et une bande magnétique sur laquelle un professeur récite des incantations sumériennes, réveillant des forces inconnues qui prennent possession de Linda.

Pour se protéger, Ash se voit obligé de la tuer, et devient fou à lier en tentant de combattre les démons qu hantent les lieux.

Cette première partie reprend l'intrigue d'Evil Dead avec un casting plus réduit, en la personne de Bruce Campbell qui reprend son rôle et Denise Bixler qui remplace Besty Barker dans celui de l'infortunée petite amie.

Ces changements sont dùs à des problèmes de droits, qui empêchent Raimi de réutiliser les images du premier opus. Cette ouverture est la raison majeure de la confusion des fans qui pensent voir alors un remake, alors qu'il s'agit bien d'une suite directe.

Après ces quelques minutes servant de résumé, la fille du professeur auquel appartient la cabane, débarque avec son petit ami et un couple de rednecks, à la recherche de son père. Ils découvrent Ash et le prennent pour un assassin, avant que les esprits ne se remettent à l'attaque.

 

 

Si le scénario, prétexte à de nouvelles mésaventures sanguinolentes, n'entrera pas dans les annales, ce n'est pas le cas de la mise en scène de Sam Raimi, réalisateur touche à tout, qui grâce à son sens inné du système D, ne cesse d'innover techniquement afin de compenser la modicité de son budget par une grosse dose d'imagination.

Après avoir crée sa propre steady-cam à l'aide d'une simple planche en bois, sur le tournage du premier Evil Dead, le MacGyver du cinéma continue ses expériences pour le plaisir du spectateur, et le déplaisir de son acteur principal, qui se retrouve fixé à une structure métallique pouvant tourner à 360°, puis projeté en arrière sur deux kilomètres, tout en étant fouetté par des branches, dans une séquence ahurissante.

Dix ans avant les effets numériques, la caméra traverse les pares-brises d'une voiture, grâce à un mât métallique monté sur un chariot.

De plus, Raimi reprend sa mobylette afin de refaire le célèbre plan subjectif de l'esprit traversant la forêt puis la cabane, à toute vitesse.

Tel Ash et sa tronçonneuse dans le film, Raimi semble s'être implanté une caméra à la place de la main, et comme un sale gamin ne peut rester en place, enchaînant les plans "jamais vu" et débridés, faisant voler l'objectif dans les endroits les plus incongrus, avec une énergie débordante.

Cependant, il décide de ne pas en rester là et d'innover également sur le traîtement, en transformant le film d'horreur original en comédie.

Un changement des plus logiques quand on sait que, bien qu'étant amoureux du genre fantastique, le réalisateur trouve sa plus grande influence dans le slapstick, style comique basé sur la violence physique, auquel les comédiens The 3 Stooges ont donné leurs lettres de gloire.

En grand fan de ce trio burlesque, il abreuve sa filmographie d'hommage au slapstick.

Rien d'étonnant donc, à voir Liam Neeson dans Darkman, Tobey Maguire dans Spider-Man, et Bruce Campbell dans Evil Dead, se faire maltraîter de toutes sortes, que ce soit en se prenant des assiettes, des voitures, des poings, des murs et des arbres en pleine figure.

Raimi crée donc la première comédie gore, qui perd son impact horrifique au profit d'une montagne russe cartoonesque.

 


 

Comme le dit Raimi, le slapstick c'est fantastique, et c'est son ami Bruce Campbell qui en fera les frais, à travers son personnage d'Ash, qui lui vaudra le label de culte.

En subissant un entraînement draconien, il transforme l'anti-héros en bête de guerre et meneur d'hommes. Tronçonneuse au poing, l'über Ash dessoude du mort-vivant, mais ce n'est pas le côté action qui surprend, mais bien la maîtrise comique et corporelle de l'acteur.

Avec son visage élastique, sa connaissance du mime, et sa dévotion à son ami réalisateur, qui le force à s'éclater des assiettes sur la tête ou à être submergé de sang synthétique, il est le fruit de l'alliance contre nature de Buster Keaton et d'un toon.

Sam Raimi lui-même n'hésite pas à mettre la main à la pâte, en lui envoyant toutes sortes d'objets à la figure, ou à encourager les membres de l'équipe à faire de même. Un veritable martyr pour le pauvre Bruce, qui sera partagé par Ted, le frère du réalisateur, dans le costume de la tante Henrietta possédée, qui peut remplir une piscine de sa sueur, après chaque prise.

Pas étonnant qu'avec un tel traîtement, Ash devienne complètement dingue, allant même jusqu'à lutter contre sa propre main droite dans une séquence jouissivement déjantée, avant de s'amputer et jouer au chat et à la souris avec elle.

On peut alors voir Evil Dead 2 comme une vision subjective du premier film par un Ash en proie à la perte de raison.

A ce titre, la séquence où le mobilier prend vie et se moque du héros, entraînant un long fou rire de la part de chacun, avant que ce dernier ne passe littéralement du rire aux larmes, confirme cette hypothèse et rend le personnage très dérangeant.

Campbell a beau se concentrer sur la performance physique, ses quelques lignes de dialogues improvisées, souvent ridicules, sont restés dans les mémoires, comme le célèbre "Groovy" lancé de manière très sérieuse, après avoir implanté une tronçonneuse sur son moignon.

 

 

Le film réclame énormément d'effets spéciaux, et de toutes sortes: maquillages, sculptures, marionettes, animatroniques, et animation image par image.

Pour ce faire, Raimi s'entoure de la fine fleur des jeunes créateurs d'effets spéciaux.

Tom Sullivan, déjà responsable des sfx du premier opus, reprend son travail sur le necronomicon, dont il modifie légèrement l'aspect, ainsi que celui des "deadites", démons que l'on peut voir dans l'introduction du film, qu'il transforme en variations de harpies classiques.

Le reste de l'équipe est dirigé par Mark Shostrom, spécialiste du maquillage ayant travaillé pour Cronenberg, Gordon ou encore Carpenter. On y trouve également, Robert Kurtzman, dont la filmographie est elle aussi impressionnante et réalisateur entre autre de Wishmaster (1997) ou encore Howard Berger, qui a reçu depuis un oscar pour les effets spéciaux des Chroniques de Narnia.

Tout ce petit monde va s'atteller à la tache pendant 6 mois. Morts-vivants, arbres démoniaques, créatures volantes et flatulentes, membres arrachés, décapitation et destruction massive sont au programme.

Des techniques aussi simples qu'une tranchée invisible à l'objectif de la caméra, permettent de montrer une main galoper d'elle-même sur le plancher, des lentilles, du maquillage et une bonne direction d'acteur nous font croire à des êtres surnaturels,etc...

Et même si la danse macabre du cadavre de Linda parait un peu kitsh maintenant, elle en conserve un certain charme, renvoyant au travail de Ray Harryhausen.

Si la majorité de cette faune tient encore la route de nos jours, c'est grâce au talent de cette petite équipe de futurs grands du milieu, supervisé par un Sam Raimi qui connaît bien les ficelles et ne compte pas se laisser avoir sur la marchandise.

 


 

Malgré quelques soucis face à la censure lors de sa sortie aux Etats-Unis, le film connaît un incroyable succès auprès des fans du premier, et se paie le luxe d'entrer dans le cercle très intime des suites surpassant l'original.

Entre humour noir et gore qui tache, Evil Dead 2 devient une pierre angulaire du cinéma de genre des années 80.

Sam Raimi reviendra tourmenter le pauvre Ash dans Army of Darkness (1992), dans lequel celui-ci vivra enfin son aventure médiévale, avec une approche encore plus tournée vers la comédie.

En 1987, sort également le premier film d'un jeune néo-zéolandais, Peter Jackson, qui fait preuve du même amour que Raimi pour le mélange de gore et de comédie dans Bad Taste.

Rares sont les réalisateurs qui peuvent se vanter d'avoir débuter leur carrière sur un film d'horreur à tout petit budget, devenu immédiatement culte, pour arriver aux commandes des plus gros blockbusters de ces dernières années, en adaptant leur rêve de fanboy.

A vrai dire, on ne trouve dans cette catégorie que Sam Raimi (Evil Dead/Spider-Man) et Peter Jackson (Bad Taste/Le Seigneur des Anneaux et King Kong).

Resteront-ils des anomalies ou une armée, non pas des ténèbres, mais de jeunes réalisateurs audacieux et voué au genre, se lèvera-t'elle pour assiéger le royaume d'Hollywood? Seul l'avenir nous le dira.

En attendant un éventuel Evil Dead 4, que la trilogie de l'Homme-Araignée a quelque peu retardé selon Bruce Campbell, Raimi s'apprête à revenir à ses débuts dans Drag me to Hell, film d'horreur écrit avec son grand-frère Ivan, avec en tête d'affiche Ellen Page, la jeune actrice de Hard Candy et Juno.

 

lien permanent