Accueil Date de création : 30/11/07 Dernière mise à jour : 26/05/09 10:08 / 32 articles publiés
 

Des histoires à mourir debout...  posté le vendredi 30 novembre 2007 06:02

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Tales From The Crypt : Les Comic-Books

 

Les premiers comics d'horreur apparurent grâce à William Gaines, patron d'EC Comics, qui suite à la mort de son père,hérita de la compagnie EC Publications, et décida de changer le syle des revues, qui jusqu'alors ne traitait que de sujets historiques (La Bible,l'Histoire Américaine,etc...).
William Gaines lance donc de nombreuses séries policières,de romance, de western, de fantasy, de science fiction (où Bradburry signera quelques scénars), etc...
EC Comics ne signifie plus Educational Comics mais Entertaining Comics.
C'est avec l'arrivée d'un certain  Al Feldstein que l'histoire d'EC comics prend un intérêt pour nous.

En effet, avec lui, Gaines tente l'expérience des comics d'epouvante, en faisant d'abord entrer en scène le Crypt Keeper dans une revue policière (Crime Patrol #15) . Il est le conteur d’une histoire horrifique appelée Return from the Grave.
Gaines et Feldstein souhaitaient mettre en place un personnage récurent, qui viendrait ponctuer les histoires de ses calembours douteux. Dès le Crime Patrol # 16, il est de retour avec The Spectre in the Castle.

Si à ses débuts le Crypt Keeper est assez « présentable », il va très vite acquérir un sens de l’humour plus noir que la nuit. En parallèle, le duo lance un autre gardien, le Vault Keeper. Pour sa première apparition au sein de War Against Crime # 10, il commente Buried Alive avec une fraîcheur toute cadavérique. Puis revient dans le numéro suivant avec The Mummy’s Curse.
Le succès est immédiat et le public plébiscite ces créations atypiques.
Gaines ne tarda pas à réagir. En Janvier 1950, le numéro 17 de Crime Patrol et le 12 de War Against Crime deviennent respectivement The Crypt of Terror (il ne deviendra Tales from the Crypt que quelques mois plus tard) et The Vault of Horror. Enfin, le duo créera The Haunt of Fear, série présenté par une vieille sorcière simplement nommée Old Witch.


Sol Cohen, directeur de publication depuis l’époque de Max Gaines, quitte alors EC, trouvant les nouvelles publications trop « spéciales » et entre chez Avon Comics.
Le succès de ses titres d’un genre nouveau va pourtant grandissant et en 1953, EC imprime une vingtaine de magazines.
 La production devient de plus en plus importante, tant en termes de scénario (Feldstein en écrit jusqu’à 4 par semaine) qu’en termes de dessins.

Mais le public s’avère être au rendez-vous et les ventes atteignent des sommets que EC, sous la houlette de Gaines Major, n’aurait même pas imaginés.
Mais en décembre 1953, la couverture de la revue Panic fait scandale et sera interdite dans de nombreux états. En effet,elle montrait le père Noël en compagnie de Marylin Monroe, et un ecriteau "just divorced" dérrière son traineau. On ne touche pas à Papa Noël aux Etats Unis, et William Gaines en fera les frais, puisque cette affaire va prendre une ampleur inattendue.
Une enquête anti-comics est lancée par le sénateur William Purtell, qui n'hésite pas à faire appel à Estes Kefauver, le top of the top qui a mis dérrière les barreaux le mafieu Frank Costello.
Cette enquête doit beaucoup au livre du Dr Fredric Wertham The seduction of the innocent, où le fameux psychiatre dénonçait l'influence des comics sur la jeunesse.
Les comics d'horreur ne furent pas les seuls à être accusés de favoriser la délinquance, même Batman et Superman y ont eu droit.
A la suite de ça, le comics code est instauré, et tous les editeurs doivent passer par la comics code authority,commission qui jugeait si le comics n'avait rien de choquant. Si c'etait le cas, le comics pouvait paraître, et avait un petit "A" sur sa couverture, ce qui montrait qu'il etait en règle.

Le 14 septembre 1954, EC se voit contraint de suspendre toutes ses publications d'horreur. Mais leurs comics auront marqué toute une génération.Ce qui nous amène à...


PS: A noter qu'EC possédait également le magazine Mad, qui fut le succès que l'on sait, et qui leur permit de ne pas couler à la suite de l'affaire Kevaufer.
Des réeditions des Tales from the crypt sont parus chez Albin Michel, il y a quelques années. Si vous tombez sur ces albums, je ne peux que vous les conseiller.

 

 

Tales From The Crypt : Cinéma et Télévision

 

Après une brute interruption de la publication des comics E.C. en 1954, ce n'est qu'en 1972 que William Gaines va faire perdurer son anthologie, non plus sur des planches de BD, mais à travers le Cinéma !


 William Gaines s'associe à la grande rivale de la Hammer, la Amicus avec le film Tales From The Crypt, réalisé par Freddie Francis, ce film à sketches propose au Crypt Keeper ( Peter Cushing ) de montrer les dernières heures de chacun de ces invités ( gimmick déjà employé quelques années plus tôt avec Le Train des Epouvantes déjà de Freddie Francis ) à travers 3 histoires macabres à souhait ! Succès fracassant oblige, l'expérience sera réitérée avec The Vault of Horror, seconde adaptation cinématographique des publications de EC Comics, mais la pauvreté des histoires de cette séquelle et l'échec commerciale du film, obligera Gaines à mettre de côtés, une nouvelle fois,  ses "Contes d'outre-tombe"...


Ce n'est que 10 ans plus tard, que l'on retrouvera le charme de ces courtes histoires macabres, à travers Creepshow de Georges A. Romero, film d'horreur générationnel qui puisa ses références dans les publications de Gaines, lesquelles ont bercé la tendre enfance de Romero et Stephen King ( co-scénariste du film ), le succès de ce film engendra une séquelle en 1987 ( qui n'arrive malheureusement pas à la cheville de l'original...) et une pléthore de remakes non-avoués au cours des années 80, des films comme Tales From The Darkside ou  After Midnight doivent leurs tributs aussi bien au film de Romero, qu'aux écrits de William Gaines, bien que ces films soient de qualités variables, le succès est au rendez-vous et donnent des idées aux producteurs les plus malins !

C'est ainsi que Spielberg produira  sa série TV Amazing Stories au beau milieu des années 80, cherchant à surfer sur cette "nouvelle vague" mais ne trouvera finalement pas son public, la faute à des scénarios  trop pathos et sans réelles cruautés...

En 1989,  Robert Zemeckis qui oeuvra sur la série  de Spielberg, fan absolu des Comics de EC, frustré que la série s'achève ainsi, s'associera  avec Walter Hill et Richard Donner pour essayer de remettre au gout du jour les écrits de W. Gaines, la solution adoptée sera une série anthologique basé sur des épisodes de 26 minutes ( format qui avait réussi à The Twilight Zone) et ne trahissant pas la teneur macabre et ironique du comics, très difficile  à produire sur de grands Network vu le contenu immoral de la BD, il faudra trouver un financement indépendant, et c'est là que le Messie arrive, par la personne de Joel Silver qui mettra tout l'argent nécessaire pour rester fidèle à ligne éditorial, condition sinéquanone imposée par Silver et William Gaines ( Producteur exécutif sur la série TV), tous les épisodes devront être tirés du comics original, et porté par de grands réalisateurs ou artisans chevronnés de la TV, conférant une technique irréprochable à chacun des épisodes . 
La Dream Team ainsi composée de Silver, Zemeckis, Donner, Hill associés à HBO ( chaine cablée US  très permissive au niveau gore ), permettra de concrétiser  la production de cette série mythique qu'est Tales From The Crypt qui bercera toute une génération de fantasticophiles à travers 93 épisodes et 7 saisons !

 

 

Le Guide des épisodes

The Man Who Was Death (Le Bourreau en Mal d' Exécutions)

(89-saison 1-Episode 01)
de Walter Hill


Avec : William Sadler ( Le Bourreau ), Gerrit Graham ( Le Mari Meurtrier et Infidèle )

 

"Quand l'abolition de la peine de mort met au chômage un bourreau, celui-ci ne tarde pas à reprendre ses vieilles habitudes..."

Le réalisateur de The Warriors s'attaque à la dure tache de commencer la série, et de donner le ton de celle-ci. Le thème de la série étant la mort sous toutes ses formes, quoi de plus normal que de commencer par l'histoire d'un homme qui fut la Mort personnifiée?
Niles Talbot (William Sadler) est le bourreau en chef d'un Etat des USA. Il aime son métier, et ne montre aucun sentiment pour les condamnés qui passe sur sa chaise éléctrique.
Malheureusement pour lui, le projet de loi visant à abolir la peine de mort est accepté, et ce pauvre Niles se retrouve remercié après plus de douze ans de bons et loyaux services.
Niles nous raconte sa vie, ses anecdotes,ses pensées directement via la caméra.

Tout cela avec un humoir très noir, propre à la série. Sa déambulation dans les rues de la ville et ses commentaires extrémistes ne font qu'ajouter à l'univers malsain qu'est celui des Contes de la Crypte.
Ne se remettant pas de son renvoi brutal, il décide d'assister à des procès. Voyant que la loi ne fait pas correctement son devoir, il se décide à reprendre son ancien boulot.
C'est ainsi qu'il éxécute par éléctrocution un motard, ainsi qu'un couple adultère, tous accusés de meurtre mais relachés faute de preuves.
Mais au moment où Niles s'apprête à donner le chatiment qu'elle mérite à une gogo-danceuse, la police l'arrête. Ce pauvre Niles a décidemment plus de chance qu'il ne le pensait puisque l'Etat vient tout juste de réinstaurer la peine de mort.
Là où le bat blesse, c'est que ce sera lui le premier condamné.
Walter Hill emporte haut la main son pari, en nous servant une variation macabre et pleine d'ironie du thème utilisé très tôt dans le cinéma (ce fut une des premières productions Lumière), celui de l'arroseur arrosé.
La réalisation est plus qu'honorable pour un épisode de série tv, et la musique a un côté absurde et dérangeant, qui colle parfaitement à l'action. Les passages urbains conviennent parfaitement au réalisateur, qui résume l'épisode avec une citation de son personnage principal:"Je suis un gars de la campagne, mais j'aime la ville. C'est grand, c'est sale. C'est bien réel." Et oui,c'est bien la réalité qui fait peur.
Après un si bon épisode, il ne reste plus qu'à dire "the show must go on", et quel show!

 

And All Through The House (Nuit de Noël pour Femme Adultère)

(89 - saison 1 - épisode 02 )
de Robert Zemeckis


Avec : Mary Ellen Trainor ( La Femme ), Marshall Bell ( Le Mari ), Larry Drake ( Le Père Noël )


"A la veille de Noël une femme adultère qui a tué son mari va découvrir à ses dépends qu'elle se trouve sur la liste des petites filles pas sages du Père Noël,
surtout quand celui est un tueur psychopathe fraichement évadé de l'asile du coin ..."

And All Through The House est peut-être l'un des meilleurs épisodes et surtout le plus connu, en tous cas l'un de mes favoris . Tout y est virtuose,  autant la musique de Silvestri que la réalisation de Zemeckis ! Cet épisode fut déjà adapté par la Amicus dans le film Tales From The Crypt  réalisé par Freddie Francis en 1972, avec Joan Collins dans le rôle de la femme adultère, ici repris par la propre femme de Zemeckis qui par l'oeil de sa caméra va lui en faire voire de toutes les couleurs ! C'est ainsi que nous assistons aux mésaventures de cette maman assassine traquée "partout dans la maison" par un Père Noël plutôt revanchard,  les évènements vont aller de mal en pis quand elle va essayer de camoufler le meurtre de son mari.
Sur un pitch  basique de slasher des années 80, Zemeckis décide que plutôt  de verser dans le gore et l'étalage, il préfère  jouer sur la tension et la suggestion ( en bon fan du grand Hitch ), utilisant de façon ingénieuse le cadrage restreint télévisuel, aussi bien dans sa composition que dans ses mouvements, tout est utilisé afin de faire évoluer le récit sans faire baisser la tension . Au sein du même plan, il arrive à introduire le tueur rodant dans les parages par le biais d'une émission radio et de jouer avec les nerfs du spectateur avec la porte d'entrée qui claque, laissant la femme enfermée dehors avec le cadavre de son mari sur les bras... un vrai travail d'orfèvre . Mais le suspense est à son comble quand la femme est coincé dans son placard, paniquée et effrayé lorsqu'elle aperçoit à travers une fenêtre trop haute  que le Père Noël est en direction de la chambre de sa fille, Zemeckis se transforme alors en De Palma, plaçant sa caméra en contre-plongé avec au premier plan, posé sur une étagère, le revolver qu'elle était venue chercher mais qu'elle n'a pas trouvé ...  Sa petite fille, elle qui a sagement attendu le Père Noël, saura se montrer plus maline que sa pauvre maman, dans un final macabre du plus bel effet ! Et pour finir,  comme notre bien-aimé Gardien de le Crypte  le suggère à sa manière,  "Be very careful of what you "axe" for Christmas, you might just get it !!"

 

Dig That Cat, He's Real Gone (Ulric et les Neuf Vies du Chat)

(89-saison 1-épisode 03)
de Richard Donner


Avec : Joe Pantoliano ( Ulric ), Robert Wuhl ( Mr Loyal ), Kathleen York ( La Petite Amie ), Gustav Vintas ( Le Chirurgien )

 

"Dans un cirque ambulant, un ancien clochard à qui l'on a greffé une glande cérébrale de chat, se retrouve en possession des neuf vies de l'animal, et en profite pour gagner de l'argent, en se donnant en spectacle."

Après Walter Hill et Robert Zemeckis, le réalisateur de Superman est le troisième producteur à réaliser un épisode.
L'épisode commence par un petit tour dans le cirque, suivi d'un discours du Mr Loyal, qui nous invite à découvrir Ulric l'immortel qui va se faire enterrer vivant, et n'en sortira que le lendemain, lorsque ses réserves d'oxygène auront totalement disparu.
Ce fameux personnage est le héros de l'histoire, et c'est à l'intérieur du cercueil qu'il va nous raconter son histoire (tout comme le héros dans l'épisode de Walter Hill, qui parlait lui aussi au spectateur).
On découvre ainsi l'expérience qui lui a valu de gagner neuf vies, la façon dont il s'en est servi pour gagner beaucoup d'argent, le meurtre de son chirurgien et producteur afin de gagner toujours plus d'argent, et pour finir la fuite de sa petite copine avec tout son blé.
Le spectacle de l'enterrement est donc la fin de ce flashback, et le dernier show que fera Ulric, car il ne lui reste plus que deux vies. Enfin,c'est ce qu'il croit...
Richard Donner filme tout cela tel un cartoon, avec un découpage très cut et bégayant, accompagné de bruitages grotesques et d'une musique de cirque décalée.
Il nous livre une critique du monde du spectacle et la fascination des hommes pour la Mort et l'argent (on voit surtout des beaufs, mais ce sont quand même des hommes).
Un bon épisode, plein d'humour noir et original.


Only Sin Deep ( Beauté Meurtrière )

( 89 - saison 1 - épisode 04)
de Howard Deutch


Avec : Lea Thompson  ( Sylvia Vane )

 

"Sylvia, une jeune prostituée vénale n'a rien de trouvé de mieux pour s'arracher à son horrible condition que de vendre sa beauté à un préteur sur gage, elle va découvrir que malheureusement la beauté n'a pas de prix ! "

Cet épisode assez faible est une variante de Faust , ce thème fort qu'est  de vendre son âme au diable, ici la beauté de Sylvia ( sublime Lea Thompson )  a été mainte fois repris dans le cinéma fantastique et a donné quelques uns des plus beaux fleurons du genre ! Mais là où le bas blesse dans Only Sin Deep n'est non pas le traitement scénaristique du thème ( habilement croisé avec la peur de la vieillesse ), mais plus son intégration dans une anthologie qui prone la "non-moralité" . En effet, au cours de cet épisode l'héroïne va faire la terrible expérience du fameux adage "L'argent ne fait pas le bonheur" et que "Le Crime ne paie pas", en se retrouvant punie par sa propre cupidité, donc punie pour sa propre immoralité...Si vous ajoutez à celà une réalisation éculée au possible de Howard Deutch ( Howard The Duck...  ), avec même une séquence calamiteuse à la Pretty Woman  très années 80, avec la musique qui va avec, affligeant...Et bien, vous obtiendrez l'épisode le moins intéressant de cette première saison, qui en plus carresse le spectateur lambda dans le sens du poil, là où on s'attendait à quelque chose de plus subversif...Bref, un premier faux pas dans ces contes cruels modernes ! 

 

Lover Come Hack To Me ( Un Amour Parfait )

( 89 - saison 1 - épisode 05)
de Tom Holland


Avec : Amanda Plummer  ( Peggy ), Stephen Shellen ( Charles ), Lisa Figus ( Tante Edith ) et Richard Eden ( Allen )

 

"Peggy et Charles viennent de se marier, en route pour leur lune de miel, ils vont se retrouver coincés dans un vieux manoir à l'abandon, qui renferme un secret de famille pour le moins tranchant... "

Cet épisode confié aux bons soins de Tom Holland, vieux routard du genre, on lui doit notamment des films comme Child's Play ou Fright Night, est une petite perle de terreur, usant de tous les stéréotypes des films de maisons hantées afin d'instaurer une ambiance dérangeante,  mettant ainsi  le spectateur dans sa poche dès les premières minutes pour mieux le prendre à contre-pied dans son sanglant climax final ! Car dans Lover Come Hack To me, tout est histoire de faux-semblants, on se prend de pitié pour Peggy, jeune marié encore vierge, auquel Charles va user de sa naïveté pour récupérer le magot familial, mais ce n'est que lors de l'apparition de spectres, dans une séquence onirique et terrifiante,  après un coït bestial et charnel des deux tourtereaux, que l'on comprendra qui est vraiment le "dindon de la farce" ... Et à Holland de nous faire demander, qui est le chasseur, qui est la proie dans cette recherche incessante de l'amour parfait ?
Un épisode d'excellente facture, qui prouve que même sur des sujets usés comme mon dernier slip, on peut faire quelque chose d'efficace...C'est simplement  une question de talent et Tom Holland en a revendre ! 

 

Collection Completed  ( La Collection )

( 89 - saison 1 - épisode 06)
de Mary Lambert


Avec : M. Emmet Walsh ( Jonas ), Audra Lindley ( Sa Femme ), Martin Garner ( Le Voisin ) 


"Jonas ne se fait pas à sa nouvelle vie de retraité, lui qui etait voué corps et ame à son travail. Sa femme est obsédé par les animaux, et va même jusqu'à le considerer comme tel. Jusqu'au jour où Jonas se découvre un hobby pas comme les autres."

La réalisatrice de Simetierre retourne à un sujet qu'elle semble apprécier:les animaux.
Qui ne se souvient pas du chat de Simetierre ? Et bien là, on en a des dizaines, et même des chiens, des poissons rouges, des oiseaux, des ecureuils, etc...

Bref,cette histoire parle de bestialité, et pas forcément celle que l'on croit.
Jonas, le personnage principal, est un vieil homme aigri, qui n'a fait que travailler durant toute sa vie, et ne s'est guère occupé de sa femme jusque là.
En rentrant chez lui, il n'a plus aucun sentiment, à part une profonde rancoeur. Sa femme, post hyppie, fait tout pour qu'il se détende, mais impossible de décrisper ce grincheux fini.
C'est sans compter sur les animaux divers qui parsèment la maison, et qui tiennent habituellement compagnie à la femme de Jonas. Cette dernière est tellement obnubilé par ses bêtes, qu'elle va même jusqu'à donner une aspirine à son mari, en cachant le cachet dans de la nourriture. Jonas n'en peut plus.
Après s'être essayé au jardinage, sans succès,et aux maquettes que lui recommandait le voisin envahissant, il décide de passer à une activité qui lui permettrait de concilier la passion de sa femme pour les animaux et la sienne: la taxidermie...
Une réalisation plutôt classique de la part de Mary Lambert, compensée par un humour très présent, s'amusant à caricaturer la vie des retraîtés.

 

 

Note: Cet article a été réalisé avec la participation de mon cher ami PI-K.

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