Tales From The Crypt : Les Comic-Books

Les premiers comics d'horreur apparurent grâce à
William Gaines, patron d'EC Comics, qui suite à la
mort de son père,hérita de la compagnie EC
Publications, et décida de changer le syle des revues,
qui jusqu'alors ne traitait que de sujets historiques (La
Bible,l'Histoire Américaine,etc...).
William Gaines lance donc de nombreuses séries
policières,de romance, de western, de fantasy, de science
fiction (où Bradburry signera quelques scénars),
etc...
EC Comics ne signifie plus Educational Comics
mais Entertaining Comics.
C'est avec l'arrivée d'un certain Al Feldstein que
l'histoire d'EC comics prend un intérêt pour
nous.

En effet, avec lui, Gaines tente l'expérience des comics
d'epouvante, en faisant d'abord entrer en scène le Crypt
Keeper dans une revue policière (Crime Patrol
#15) . Il est le conteur d’une histoire horrifique
appelée Return from the Grave.
Gaines et Feldstein souhaitaient mettre en place un personnage
récurent, qui viendrait ponctuer les histoires de ses
calembours douteux. Dès le Crime Patrol # 16, il
est de retour avec The Spectre in the Castle.

Si à ses débuts le Crypt Keeper est assez
« présentable », il va très vite
acquérir un sens de l’humour plus noir que la nuit. En
parallèle, le duo lance un autre gardien, le Vault
Keeper. Pour sa première apparition au sein de War
Against Crime # 10, il commente Buried Alive avec une
fraîcheur toute cadavérique. Puis revient dans le
numéro suivant avec The Mummy’s Curse.
Le succès est immédiat et le public plébiscite
ces créations atypiques.
Gaines ne tarda pas à réagir. En Janvier 1950, le
numéro 17 de Crime Patrol et le 12 de War
Against Crime deviennent respectivement The Crypt of
Terror (il ne deviendra Tales from the Crypt que
quelques mois plus tard) et The Vault of Horror. Enfin, le
duo créera The Haunt of Fear, série
présenté par une vieille sorcière simplement
nommée Old Witch.



Sol Cohen, directeur de publication depuis l’époque de
Max Gaines, quitte alors EC, trouvant les nouvelles publications
trop « spéciales » et entre chez Avon
Comics.
Le succès de ses titres d’un genre nouveau va pourtant
grandissant et en 1953, EC imprime une vingtaine de
magazines.
La production devient de plus en plus importante, tant en
termes de scénario (Feldstein en écrit
jusqu’à 4 par semaine) qu’en termes de
dessins.

Mais le public s’avère être au rendez-vous et
les ventes atteignent des sommets que EC, sous la houlette de
Gaines Major, n’aurait même pas imaginés.
Mais en décembre 1953, la couverture de la revue
Panic fait scandale et sera interdite dans de nombreux
états. En effet,elle montrait le père Noël en
compagnie de Marylin Monroe, et un ecriteau "just divorced"
dérrière son traineau. On ne touche pas à Papa
Noël aux Etats Unis, et William Gaines en fera les frais,
puisque cette affaire va prendre une ampleur inattendue.
Une enquête anti-comics est lancée par le
sénateur William Purtell, qui n'hésite pas à
faire appel à Estes Kefauver, le top of the top qui a mis
dérrière les barreaux le mafieu Frank Costello.
Cette enquête doit beaucoup au livre du Dr Fredric Wertham
The seduction of the innocent, où le fameux
psychiatre dénonçait l'influence des comics sur la
jeunesse.
Les comics d'horreur ne furent pas les seuls à être
accusés de favoriser la délinquance, même
Batman et Superman y ont eu droit.
A la suite de ça, le comics code est
instauré, et tous les editeurs doivent passer par la
comics code authority,commission qui jugeait si le comics
n'avait rien de choquant. Si c'etait le cas, le comics pouvait
paraître, et avait un petit "A" sur sa couverture, ce qui
montrait qu'il etait en règle.

Le 14 septembre 1954, EC se voit contraint de suspendre toutes ses
publications d'horreur. Mais leurs comics auront marqué
toute une génération.Ce qui nous amène
à...
PS: A noter qu'EC possédait également le magazine
Mad, qui fut le succès que l'on sait, et qui leur
permit de ne pas couler à la suite de l'affaire
Kevaufer.
Des réeditions des Tales from the crypt sont parus
chez Albin Michel, il y a quelques années. Si vous tombez
sur ces albums, je ne peux que vous les conseiller.
Tales From The Crypt : Cinéma et Télévision

Après une brute interruption de la publication des comics E.C. en 1954, ce n'est qu'en 1972 que William Gaines va faire perdurer son anthologie, non plus sur des planches de BD, mais à travers le Cinéma !

William Gaines s'associe à la grande rivale de la
Hammer, la Amicus avec le film Tales From The Crypt,
réalisé par Freddie Francis, ce film à
sketches propose au Crypt Keeper ( Peter Cushing ) de
montrer les dernières heures de chacun de ces invités
( gimmick déjà employé quelques années
plus tôt avec Le Train des Epouvantes
déjà de Freddie Francis ) à travers 3
histoires macabres à souhait ! Succès fracassant
oblige, l'expérience sera réitérée avec
The Vault of Horror, seconde adaptation
cinématographique des publications de EC Comics, mais la
pauvreté des histoires de cette séquelle et
l'échec commerciale du film, obligera Gaines à mettre
de côtés, une nouvelle fois, ses "Contes
d'outre-tombe"...

Ce n'est que 10 ans plus tard, que l'on retrouvera le charme de ces
courtes histoires macabres, à travers Creepshow de
Georges A. Romero, film d'horreur générationnel qui
puisa ses références dans les publications de Gaines,
lesquelles ont bercé la tendre enfance de Romero et Stephen
King ( co-scénariste du film ), le succès de ce film
engendra une séquelle en 1987 ( qui n'arrive malheureusement
pas à la cheville de l'original...) et une pléthore
de remakes non-avoués au cours des années 80, des
films comme Tales From The Darkside ou After
Midnight doivent leurs tributs aussi bien au film de Romero,
qu'aux écrits de William Gaines, bien que ces films soient
de qualités variables, le succès est au rendez-vous
et donnent des idées aux producteurs les plus malins !

C'est ainsi que Spielberg produira sa série TV Amazing Stories au beau milieu des années 80, cherchant à surfer sur cette "nouvelle vague" mais ne trouvera finalement pas son public, la faute à des scénarios trop pathos et sans réelles cruautés...
En 1989, Robert Zemeckis qui oeuvra sur la
série de Spielberg, fan absolu des Comics de EC,
frustré que la série s'achève ainsi,
s'associera avec Walter Hill et Richard Donner pour essayer
de remettre au gout du jour les écrits de W. Gaines, la
solution adoptée sera une série anthologique
basé sur des épisodes de 26 minutes ( format qui
avait réussi à The Twilight Zone) et ne
trahissant pas la teneur macabre et ironique du comics, très
difficile à produire sur de grands Network vu le
contenu immoral de la BD, il faudra trouver un financement
indépendant, et c'est là que le Messie arrive, par la
personne de Joel Silver qui mettra tout l'argent nécessaire
pour rester fidèle à ligne éditorial,
condition sinéquanone imposée par Silver et William
Gaines ( Producteur exécutif sur la série TV), tous
les épisodes devront être tirés du comics
original, et porté par de grands réalisateurs ou
artisans chevronnés de la TV, conférant une technique
irréprochable à chacun des épisodes
.
La Dream Team ainsi composée de Silver, Zemeckis, Donner,
Hill associés à HBO ( chaine cablée US
très permissive au niveau gore ), permettra de
concrétiser la production de cette série
mythique qu'est Tales From The Crypt qui bercera toute une
génération de fantasticophiles à travers 93
épisodes et 7 saisons !

Le Guide des épisodes
The Man Who Was Death (Le Bourreau en Mal d' Exécutions)
(89-saison 1-Episode 01)
de Walter Hill

Avec : William Sadler ( Le Bourreau ), Gerrit Graham ( Le Mari Meurtrier et Infidèle )
"Quand l'abolition de la peine de mort met au chômage un bourreau, celui-ci ne tarde pas à reprendre ses vieilles habitudes..."
Le réalisateur de The Warriors s'attaque
à la dure tache de commencer la série, et de donner
le ton de celle-ci. Le thème de la série étant
la mort sous toutes ses formes, quoi de plus normal que de
commencer par l'histoire d'un homme qui fut la Mort
personnifiée?
Niles Talbot (William Sadler) est le bourreau en chef d'un Etat des
USA. Il aime son métier, et ne montre aucun sentiment pour
les condamnés qui passe sur sa chaise
éléctrique.
Malheureusement pour lui, le projet de loi visant à abolir
la peine de mort est accepté, et ce pauvre Niles se retrouve
remercié après plus de douze ans de bons et loyaux
services.
Niles nous raconte sa vie, ses anecdotes,ses pensées
directement via la caméra.
Tout cela avec un humoir très noir, propre à la
série. Sa déambulation dans les rues de la ville et
ses commentaires extrémistes ne font qu'ajouter à
l'univers malsain qu'est celui des Contes de la
Crypte.
Ne se remettant pas de son renvoi brutal, il décide
d'assister à des procès. Voyant que la loi ne fait
pas correctement son devoir, il se décide à reprendre
son ancien boulot.
C'est ainsi qu'il éxécute par
éléctrocution un motard, ainsi qu'un couple
adultère, tous accusés de meurtre mais
relachés faute de preuves.
Mais au moment où Niles s'apprête à donner le
chatiment qu'elle mérite à une gogo-danceuse, la
police l'arrête. Ce pauvre Niles a décidemment plus de
chance qu'il ne le pensait puisque l'Etat vient tout juste de
réinstaurer la peine de mort.
Là où le bat blesse, c'est que ce sera lui le premier
condamné.
Walter Hill emporte haut la main son pari, en nous servant une
variation macabre et pleine d'ironie du
thème utilisé très tôt dans le
cinéma (ce fut une des premières productions
Lumière), celui de l'arroseur arrosé.
La réalisation est plus qu'honorable pour un épisode
de série tv, et la musique a un côté absurde et
dérangeant, qui colle parfaitement à l'action. Les
passages urbains conviennent parfaitement au réalisateur,
qui résume l'épisode avec une citation de son
personnage principal:"Je suis un gars de la campagne, mais
j'aime la ville. C'est grand, c'est sale. C'est bien
réel." Et oui,c'est bien la réalité qui
fait peur.
Après un si bon épisode, il ne reste plus qu'à
dire "the show must go on", et quel show!
And All Through The House (Nuit de Noël pour Femme Adultère)
(89 - saison 1 - épisode 02 )
de Robert Zemeckis

Avec : Mary Ellen Trainor ( La Femme ), Marshall Bell ( Le Mari ), Larry Drake ( Le Père Noël )
"A la veille de Noël une femme adultère qui a
tué son mari va découvrir à ses dépends
qu'elle se trouve sur la liste des petites filles pas sages du
Père Noël,
surtout quand celui est un tueur psychopathe fraichement
évadé de l'asile du coin ..."
And All Through The House est peut-être l'un des
meilleurs épisodes et surtout le plus connu, en tous cas
l'un de mes favoris . Tout y est virtuose, autant la musique
de Silvestri que la réalisation de Zemeckis ! Cet
épisode fut déjà adapté par la
Amicus dans le film Tales From The Crypt
réalisé par Freddie Francis en 1972, avec Joan
Collins dans le rôle de la femme adultère, ici repris
par la propre femme de Zemeckis qui par l'oeil de sa caméra
va lui en faire voire de toutes les couleurs ! C'est ainsi que nous
assistons aux mésaventures de cette maman assassine
traquée "partout dans la maison" par un Père
Noël plutôt revanchard, les
évènements vont aller de mal en pis quand elle va
essayer de camoufler le meurtre de son mari.
Sur un pitch basique de slasher des années 80,
Zemeckis décide que plutôt de verser dans le
gore et l'étalage, il préfère jouer sur
la tension et la suggestion ( en bon fan du grand Hitch ),
utilisant de façon ingénieuse le cadrage restreint
télévisuel, aussi bien dans sa composition que dans
ses mouvements, tout est utilisé afin de faire
évoluer le récit sans faire baisser la tension . Au
sein du même plan, il arrive à introduire le tueur
rodant dans les parages par le biais d'une émission radio et
de jouer avec les nerfs du spectateur avec la porte d'entrée
qui claque, laissant la femme enfermée dehors avec le
cadavre de son mari sur les bras... un vrai travail
d'orfèvre . Mais le suspense est à son comble quand
la femme est coincé dans son placard, paniquée et
effrayé lorsqu'elle aperçoit à travers une
fenêtre trop haute que le Père Noël est en
direction de la chambre de sa fille, Zemeckis se transforme alors
en De Palma, plaçant sa caméra en
contre-plongé avec au premier plan, posé sur une
étagère, le revolver qu'elle était venue
chercher mais qu'elle n'a pas trouvé ... Sa petite
fille, elle qui a sagement attendu le Père Noël, saura
se montrer plus maline que sa pauvre maman, dans un final macabre
du plus bel effet ! Et pour finir, comme notre
bien-aimé Gardien de le Crypte le suggère
à sa manière, "Be very careful of what you
"axe" for Christmas, you might just get it !!"
Dig That Cat, He's Real Gone (Ulric et les Neuf Vies du Chat)
(89-saison 1-épisode 03)
de Richard Donner

Avec : Joe Pantoliano ( Ulric ), Robert Wuhl ( Mr Loyal ), Kathleen York ( La Petite Amie ), Gustav Vintas ( Le Chirurgien )
"Dans un cirque ambulant, un ancien clochard à qui l'on a greffé une glande cérébrale de chat, se retrouve en possession des neuf vies de l'animal, et en profite pour gagner de l'argent, en se donnant en spectacle."
Après Walter Hill et Robert Zemeckis, le
réalisateur de Superman est le troisième
producteur à réaliser un épisode.
L'épisode commence par un petit tour dans le cirque, suivi
d'un discours du Mr Loyal, qui nous invite à
découvrir Ulric l'immortel qui va se faire enterrer vivant,
et n'en sortira que le lendemain, lorsque ses réserves
d'oxygène auront totalement disparu.
Ce fameux personnage est le héros de l'histoire, et c'est
à l'intérieur du cercueil qu'il va nous raconter son
histoire (tout comme le héros dans l'épisode de
Walter Hill, qui parlait lui aussi au spectateur).
On découvre ainsi l'expérience qui lui a valu de
gagner neuf vies, la façon dont il s'en est servi pour
gagner beaucoup d'argent, le meurtre de son chirurgien et
producteur afin de gagner toujours plus d'argent, et pour finir la
fuite de sa petite copine avec tout son blé.
Le spectacle de l'enterrement est donc la fin de ce flashback, et
le dernier show que fera Ulric, car il ne lui reste plus que deux
vies. Enfin,c'est ce qu'il croit...
Richard Donner filme tout cela tel un cartoon, avec un
découpage très cut et bégayant,
accompagné de bruitages grotesques et d'une musique de
cirque décalée.
Il nous livre une critique du monde du spectacle et la fascination
des hommes pour la Mort et l'argent (on voit surtout des beaufs,
mais ce sont quand même des hommes).
Un bon épisode, plein d'humour noir et original.
Only Sin Deep ( Beauté
Meurtrière )
( 89 - saison 1 - épisode 04)
de Howard Deutch
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Avec : Lea Thompson ( Sylvia Vane )
"Sylvia, une jeune prostituée vénale n'a rien de trouvé de mieux pour s'arracher à son horrible condition que de vendre sa beauté à un préteur sur gage, elle va découvrir que malheureusement la beauté n'a pas de prix ! "
Cet épisode assez faible est une variante de
Faust , ce thème fort qu'est de vendre son
âme au diable, ici la beauté de Sylvia ( sublime Lea
Thompson ) a été mainte fois repris dans le
cinéma fantastique et a donné quelques uns des plus
beaux fleurons du genre ! Mais là où le bas blesse
dans Only Sin Deep n'est non pas le traitement
scénaristique du thème ( habilement croisé
avec la peur de la vieillesse ), mais plus son intégration
dans une anthologie qui prone la "non-moralité" . En effet,
au cours de cet épisode l'héroïne va faire la
terrible expérience du fameux adage "L'argent ne fait pas le
bonheur" et que "Le Crime ne paie pas", en se retrouvant punie par
sa propre cupidité, donc punie pour sa propre
immoralité...Si vous ajoutez à celà une
réalisation éculée au possible de Howard
Deutch ( Howard The Duck...
), avec même une séquence
calamiteuse à la Pretty Woman très
années 80, avec la musique qui va avec, affligeant...Et
bien, vous obtiendrez l'épisode le moins intéressant
de cette première saison, qui en plus carresse le spectateur
lambda dans le sens du poil, là où on s'attendait
à quelque chose de plus subversif...Bref, un premier faux
pas dans ces contes cruels modernes ! 
Lover Come Hack To Me ( Un Amour Parfait )
( 89 - saison 1 - épisode 05)
de Tom Holland

Avec : Amanda Plummer ( Peggy ), Stephen Shellen ( Charles ), Lisa Figus ( Tante Edith ) et Richard Eden ( Allen )
"Peggy et Charles viennent de se marier, en route pour leur lune de miel, ils vont se retrouver coincés dans un vieux manoir à l'abandon, qui renferme un secret de famille pour le moins tranchant... "
Cet épisode confié aux bons soins de Tom Holland,
vieux routard du genre, on lui doit notamment des films comme
Child's Play ou Fright Night, est une petite
perle de terreur, usant de tous les stéréotypes des
films de maisons hantées afin d'instaurer une ambiance
dérangeante, mettant ainsi le spectateur dans sa
poche dès les premières minutes pour mieux le prendre
à contre-pied dans son sanglant climax final ! Car dans
Lover Come Hack To me, tout est histoire de
faux-semblants, on se prend de pitié pour Peggy, jeune
marié encore vierge, auquel Charles va user de sa
naïveté pour récupérer le magot familial,
mais ce n'est que lors de l'apparition de spectres, dans une
séquence onirique et terrifiante, après un
coït bestial et charnel des deux tourtereaux, que l'on
comprendra qui est vraiment le "dindon de la farce" ... Et à
Holland de nous faire demander, qui est le chasseur, qui est la
proie dans cette recherche incessante de l'amour parfait ?
Un épisode d'excellente facture, qui prouve que même
sur des sujets usés comme mon dernier slip, on peut faire
quelque chose d'efficace...C'est simplement une question de
talent et Tom Holland en a revendre !
Collection Completed ( La Collection )
( 89 - saison 1 - épisode 06)
de Mary Lambert

Avec : M. Emmet Walsh ( Jonas ), Audra Lindley ( Sa Femme ), Martin Garner ( Le Voisin )
"Jonas ne se fait pas à sa
nouvelle vie de retraité, lui qui etait voué corps et
ame à son travail. Sa femme est obsédé par les
animaux, et va même jusqu'à le considerer comme tel.
Jusqu'au jour où Jonas se découvre un hobby pas comme
les autres."
La réalisatrice de Simetierre retourne à
un sujet qu'elle semble apprécier:les animaux.
Qui ne se souvient pas du chat de Simetierre ? Et bien
là, on en a des dizaines, et même des chiens, des
poissons rouges, des oiseaux, des ecureuils, etc...
Bref,cette histoire parle de bestialité, et pas
forcément celle que l'on croit.
Jonas, le personnage principal, est un vieil homme aigri, qui n'a
fait que travailler durant toute sa vie, et ne s'est guère
occupé de sa femme jusque là.
En rentrant chez lui, il n'a plus aucun sentiment, à part
une profonde rancoeur. Sa femme, post hyppie, fait tout pour qu'il
se détende, mais impossible de décrisper ce grincheux
fini.
C'est sans compter sur les animaux divers qui parsèment la
maison, et qui tiennent habituellement compagnie à la femme
de Jonas. Cette dernière est tellement obnubilé par
ses bêtes, qu'elle va même jusqu'à donner une
aspirine à son mari, en cachant le cachet dans de la
nourriture. Jonas n'en peut plus.
Après s'être essayé au jardinage, sans
succès,et aux maquettes que lui recommandait le voisin
envahissant, il décide de passer à une
activité qui lui permettrait de concilier la passion de sa
femme pour les animaux et la sienne: la taxidermie...
Une réalisation plutôt classique de la part de Mary
Lambert, compensée par un humour très présent,
s'amusant à caricaturer la vie des
retraîtés.
Note: Cet article a été réalisé avec la participation de mon cher ami PI-K.










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